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Illustration de la compétence Architecture Logicielle & Système - Jose DA COSTA
Compétence techniqueArchitecture & Conception

Architecture Logicielle & Système

Du monolithe PHP aux plateformes SaaS B2B cloud-native. 11 ans de pratique architecturale, Master Expert en Ingénierie du Logiciel, postes de Lead Symfony et Lead Magento, aujourd'hui CTO ACCENSEO.

Confiance personnelle
4.2/5· Expert
FondamentalEn développementOpérationnelAvancéExpert
Évolution de cette compétence dans le temps

Ma définition

L'architecture logicielle et système, dans ma pratique, c'est l'art de choisir les bonnes frontières entre sous-systèmes, les bons contrats entre eux et la bonne forme opérationnelle. C'est là que SOLID, les design patterns, le REST API design et le DDD rencontrent les réalités du cloud, de l'observabilité et des topologies d'équipe. Une bonne architecture rend la croissance d'une codebase linéaire au lieu d'exponentielle ; une mauvaise architecture transforme chaque nouvelle feature en dette structurelle.

Je pratique l'architecture sur 4 échelles différentes selon le contexte. Module : SOLID, hexagonal, domain-driven design. Système : REST + async + event-driven, contrats inter-services, gestion d'erreurs. Plateforme : monorepo Turborepo, packages partagés, environnements Terraform multi-tenants. Écosystème : intégration B2B, fournisseurs externes, contrats versionnés. 17 ans de pratique continue couvrant Python (FastAPI, Flask), TypeScript moderne (Next.js 16, Prisma, Payload CMS, Bun), Go sur les briques d'infrastructure, Java / Kotlin (Spring, Android) et le PHP historique (Symfony 2-7, Magento 1-2, Joomla, Zend), avec 28 références dans le portfolio et le Master ESIEA Expert en Ingénierie du Logiciel comme socle théorique.

Les quatre échelles de la pratique d'architecture : module (SOLID, hexagonal, DDD), système (REST, async, event-driven), plateforme (monorepo Turborepo, Terraform multi-tenants) et écosystème (B2B, contrats versionnés) — Jose DA COSTA

En 2026, l'architecture entre dans une nouvelle phase : les SaaS verticaux régulés (clinique, défense, énergie, comptabilité) reposent sur des architectures AI-native où les workflows sont exprimés en actions et contraintes plutôt qu'en écrans.

Le moat n'est plus dans la stack mais dans la donnée gouvernée + les workflows embarqués + les intégrations profondes. ce que Rob Saker analyse précisément dans AI is Eating Enterprise SaaS.

L'architecture devient le pari technique le plus défendable d'un CTO : feature-driven, observabilité par défaut, contrats inter-services traçables, et frontières module/cœur survivantes aux upgrades. Maddyness pose le même diagnostic côté francophone dans Tendances IA 2026 : les 4 mutations qui changent tout, où interface, donnée et souveraineté redéfinissent le modèle SaaS.

Mes éléments de preuve

Réalisation

Anecdote 1 : Architecture feature-driven du SaaS comptable ACCENSEO

Quand j'ai démarré le SaaS comptable d'ACCENSEO début 2025, je savais que je serais seul à coder pendant 14 mois sur plus de 200 K lignes de code, avec un domaine régulé qui interdisait les raccourcis (PCG, CGI, e-facturation 2026-2027). Le piège classique sur ce genre de codebase, c'est de partir sur un découpage par couche technique (controllers / services / repositories) qui devient ingérable une fois passé les 30 modules. Il me fallait une architecture qui tienne 2 ans sans dette structurelle.

J'ai posé une architecture feature-driven dès le premier commit : 42 modules autonomes dans `src/features/` (banque, facturation, comptabilité, fiscalité, paie, IA assistant, reporting, juridique, OCR...), chacun avec ses propres composants, hooks, services, models et types. `src/app/` ne contient que le routing Next.js, jamais de logique métier. Pour la donnée, 91 modèles Prisma organisés autour des entités domain (pas autour des tables SQL), avec 63 enums typés, et 6 rôles différenciés contrôlés par Better Auth. Côté contrats inter-features, j'ai exposé un `index.ts` par feature qui définit la surface publique consommable - tout le reste reste interne au module.

382 routes API générées, nouvelles features ajoutées en jours plutôt qu'en semaines, et les frontières module/feature ont survécu à plusieurs refactorings majeurs (passage à Next.js 16, migration React 19, ajout de l'extension Chrome Teledec) sans avoir à toucher la structure d'ensemble.

Ce que j'ai validé sur ce projet, c'est qu'une bonne architecture rend la croissance linéaire au lieu d'exponentielle : à la 30ème feature, j'allais aussi vite qu'à la 5ème.

Réalisation

Anecdote 2 : Réécriture v2 de l'extranet European Sourcing

L'Extranet European Sourcing était le back-office central du plus grand salon en ligne européen d'objets publicitaires - 15 sous-projets interconnectés, base MySQL partagée de 15 Go sur 97 tables, 7 langues, 800 fournisseurs, et certains catalogues comme SOL's portaient 15 000 variations pour un seul produit. La v1, écrite en 2008-2013 sur un framework MVC PHP maison, ne tenait plus la cadence : chaque ajout métier coûtait de plus en plus cher.

Le 14 mars 2016, on a démarré la v2 sous Symfony 3.1, avec PostgreSQL à la place de MySQL, RabbitMQ pour la messagerie asynchrone, et surtout 2 bundles partagés - ESCoreBundle (entités, auth, système de fichiers) et ESSourcingBundle (logique métier) - pour mutualiser ce que les 15 sous-projets dupliquaient. Le développement principal a été co-tenu avec Thomas C. sur la v2, dans une équipe resserrée de 4 développeurs actifs où j'étais auteur principal de la v1 et du Supplier BO. Pour industrialiser les écrans d'administration, j'ai bâti un système de listes génériques (EntityList) avec colonnes configurables, actions en masse, actions par ligne et pagination. Côté formulaires, j'ai développé plus de 70 Form Types Symfony couvrant produits, variantes, marquages statiques et dynamiques avec profils, attributs simples / multiples / groupes, catégories, mots-clés, labels avec synonymes, abonnements et workflows d'import-export.

La v2 a tenu plus de 5 ans en production (2016-2021), elle alimentait 37 connecteurs d'import automatisés, et la pattern library posée à cette occasion a été reprise par les apps en aval sans qu'on ait à réécrire l'architecture une seule fois.

Ce projet m'a appris à mutualiser sans coupler : les bundles partagés sont restés stables pendant que chaque sous-projet évoluait à son rythme. C'est le pattern que je rejoue aujourd'hui sur le monorepo Turborepo d'ACCENSEO et que j'imposerai sur la prochaine plateforme scale-up - le coût d'une bonne factorisation est faible, le coût d'une mauvaise est toxique sur 10 ans.

Réalisation

Anecdote 3 : Architecture d'intégration ESB pour 20+ systèmes métier au Groupe Pichet

Quand j'ai pris la responsabilité du périmètre ESB du Groupe Pichet en 2021, la plateforme middleware orchestrait déjà 50+ flux distincts entre 20+ applications métier critiques : ERP comptable, logiciel de comptabilité, trésorerie, PMS hôtelier, CRM, PIM, DAM, marketing automation, gestion des identités, SIRH et gestion de flotte. Une panne ESB bloquait les écritures comptables, les prélèvements étudiants, les leads CRM, les mises à jour de prix sur les sites - chaque flux portait un processus métier critique sur un groupe de 1 400 salariés.

J'ai posé une architecture middleware structurée par domaine métier (Finance, Hôtellerie, RH, Patrimoine) plutôt que par application source, pour que chaque direction puisse lire la cartographie de ses propres flux. Côté observabilité, j'ai cadré le passage de SOFT Monitor à un pipeline ELK Stack (Elasticsearch + Logstash + Kibana) avec MongoDB Atlas pour la persistance. Côté qualité, j'ai installé une chaîne CI/CD GitLab avec critères d'arrêt explicites et des runbooks par flux (DAA, DAT, DEX, DFX). Pour la modernisation, j'ai conduit l'audit iPaaS en évaluant Middleway SAS et RS2I/TIBCO Cloud Integration, et cadré la roadmap 2022-2024 avec les 8 directions métier impliquées et un budget annuel d'environ 370 K€.

100+ flux en production maintenus avec un taux d'incident à un chiffre, survie à 4 changements de DSI consécutifs, et la roadmap 2022-2024 validée chaque année. Les 2 377 alertes mensuelles SOFT Monitor ramenées à un signal exploitable, le Bus Factor passé de 1 à 4 sur les flux critiques, et le framework de post-mortem est devenu le standard du département pour tous les incidents critiques.

Ce projet m'a confirmé qu'une architecture d'intégration vit ou meurt sur la lisibilité des frontières inter-systèmes, pas sur la sophistication du middleware. Les contrats de flux explicites et la documentation par direction métier sont ce qui m'a permis de transmettre le périmètre sans rupture - c'est le pattern que je rejoue aujourd'hui chez ACCENSEO sur tout audit CTO advisory qui touche à l'intégration multi-systèmes.

Mon autocritique

Niveau Expert. 17 ans de pratique architecturale, du monolithe PHP (Joomla, Zend, Symfony, Magento) au SaaS moderne TypeScript (Next.js, Prisma, Payload CMS) en passant par les plateformes d'intégration ESB. Master ESIEA comme socle théorique, 28 références portfolio comme volume de pratique.

Couverture confirmée sur les 4 échelles :

  • module : SOLID, DDD, hexagonal
  • système : REST, async, event-driven, CQRS partiel
  • plateforme : monorepo Turborepo, packages partagés, Terraform multi-env
  • écosystème : intégration B2B

Ce qui reste à muscler : event sourcing pur et service mesh à grande échelle.

Cœur de ma crédibilité de CTO. Sans architecture solide, le produit ne tient pas la croissance, l'équipe ne scale pas et la dette devient existentielle en 18 mois. C'est aussi ce qui distingue le CTO opérationnel du CTO advisory : savoir traduire une intention business en frontières techniques, contrats inter-équipes et plan de migration concret.

Le CTO comme pont de crédibilité entre intention business et architecture technique : frontières de modules, contrats inter-équipes, plan de migration pour éviter la dette existentielle à 18 mois — Jose DA COSTA

Étapes clés du parcours : CTO · Founder · directeur technique (1999) → Technical Project Manager · Co-founder · Early-Stage Startup (2016) → Project Manager / Product Owner · Flux et Produits : PIM & DAM & ESB (2021) → CTO · Founder · directeur technique (2024). Niveau actuel : 5/5 (Expert). Cette continuité témoigne d'une acquisition solide, éprouvée par la répétition et la diversité des contextes.

Mes principes d'arbitrage

À moi-même : écrire un ADR pour chaque décision irréversible et tenir un diagramme système vivant.

Aux autres : préférer la simplicité jusqu'à preuve du contraire, refuser le pattern par autorité (« on fait comme ça parce que Netflix ») et exiger le critère métier qui le justifie.

Toujours simuler le coût opérationnel d'un découpage avant de le valider, un microservice, c'est aussi un pipeline, un dashboard et une astreinte.

Mon évolution dans cette compétence

L'architecture est ce qui transforme une intuition CTO en plateforme défendable sur 3 ans. Dans mon plan de carrière 2026-2028, elle rend possibles les arbitrages build vs buy lourds, les migrations majeures sans interruption produit et la discipline d'équipe (revue de code, ADRs, contrats inter-services). Sans elle, l'organisation peut grandir mais la dette finit par tuer la cadence.

L'objectif est l'extension event-driven et service mesh : pouvoir dessiner et implémenter une bascule monolithe → modules autonomes sans interruption produit, et défendre cette trajectoire devant un board en langage business (risque, cycle, OPEX). Maintenir la maîtrise Expert sans dégradation reste la base. L'effort se porte sur les frontières où je n'ai pas encore opéré en production.

Migration d'un monolithe vers des modules autonomes via event-driven et service mesh, défendue en langage business (risque, cycle, OPEX) — Jose DA COSTA

Lecture continue : Martin Kleppmann Designing Data-Intensive Applications (relu chaque année), Neal Ford / Mark Richards Software Architecture: The Hard Parts, Sam Newman Building Microservices. Côté francophone, Jacques Printz Architecture logicielle - Concevoir des applications simples, sûres et adaptables (Dunod, 3ᵉ éd.) comme référence en français. Pratique quotidienne sur les codebases ACCENSEO (2 SaaS B2B, ~190 modèles Prisma, RAG multi-services) : chaque arbitrage d'architecture se vérifie en production.

Couverture du livre Designing Data-Intensive Applications de Martin Kleppmann (O'Reilly), référence sur les systèmes data en productionCouverture du livre Software Architecture: The Hard Parts de Neal Ford et Mark Richards (O'Reilly), trade-offs sur les architectures distribuéesCouverture du livre Building Microservices de Sam Newman (O'Reilly), guide de référence sur les architectures microservicesCouverture du livre Architecture logicielle de Jacques Printz (Dunod, 3e édition), référence francophone sur la conception d'applications

Certification AWS Solutions Architect Professional envisagée selon le contexte CTO cible.

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